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L’islamophobie, un nouveau blasphème républicain

16 novembre 2009
Drapeau de la République Islamique du Frankistan

Drapeau de l'indépendance de la République Islamique du Frankistan

Pour comprendre le rapport qu’entretien la République avec l’Islam, nous pouvons aisément nous référer à un exemple significatif censé refléter la situation sociopolitique telle qu’elle est : le discours de M. Sarkozy lors du diner annuel du CRIF[1].

Celui-ci affirme : »Quand on s’en prend à un juif parce qu’il est juif, c’est toute la France qui doit se sentir solidaire« , tout en poursuivant, « Je dirais la même chose s’agissant de l’islamophobie« . Ou encore « Les antisémites, les islamophobes, les racistes n’ont rien à voir, rien à faire sur le territoire de la République française« , a-t-il insisté.

En substance, nous devons donc comprendre que le pouvoir, représenté ici par M. Sarkozy, considère deux choses :

–          Qu’un islamophobe est un raciste,

–          Qu’un islamophobe est une sorte de criminel et l’islamophobie un crime, mais contre quoi ? Contre l’humanité ? Contre la pensée et l’intelligence ? Contre la morale républicaine peut-être ? Quoi qu’il en soit, cette espèce de criminel n’a, selon M. Sarkozy, rien à faire sur le territoire de la République française.

Voilà, nous savons donc ce qu’il en coûte d’être un islamophobe sur le territoire de la République, mais encore faut-il définir ce qu’est un islamophobe. Une fois ce terme défini, nous en saurons davantage encore sur le rapport qu’entretien l’Empire avec l’Islam.

Définition  et critique du terme islamophobie

D’ une manière générale, une phobie désigne « des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d’angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée »[2].  Ainsi, l’islamophobie serait une maladie d’ordre psychologique comme la claustrophobie (la peur de l’enfermement).

Il semblerait que ce terme soit né avec la Révolution islamique iranienne en 1979 pour désigner le blasphème envers l’islam (terme qui lui aussi devrait être défini) et pour caractériser l’attitude d’hostilité des Occidentaux envers cette religion. De cette définition ayant purement attrait à l’idéologie islamique puisqu’elle désignait le blasphème, nous sommes arrivés par une série de médiation subtile à désigner tout propos ou attitude qui serait teintée de racisme envers les populations musulmanes. Nous voyons que pour opérer un tel glissement, il a fallu avoir recours à deux postulats :

–          Que la critique d’une idéologie, qu’elle soit religieuse ou non, entraine forcément un sentiment de rejet, d’hostilité et de haine, envers les personnes qui s’en réclament.

En appliquant ce premier postulat, nous pourrions arriver à des situations relativement cocasses. Nous pourrions découvrir dans un avenir proche le délit de « mondialistophobie » qui pourrait être apparenté à une haine envers les chantres de l’idéologie mondialiste comme Jacques Attali, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn ou toute personne défendant la destruction des états-nations. Nous voyons bien là que ce type de raisonnement tend à annihiler tout clivage idéologique et taire tout débat d’idée, en les réduisant à des attaques ad hominem. On pourrait aussi imaginer des féministes taxées de « masculinophobie » ou encore les homosexuels d’ « hétérophobie », après tout, pourquoi pas.

Ce passage de la critique des idées à l’hostilité  envers les porteurs d’idées, autrement dit des idées aux hommes, est clairement une stratégie des défenseurs de la pensée unique, puisque selon eux, tout débat d’idée serait forcément porteur d’une haine nauséabonde entre les camps idéologiques. Vouloir taire tout débat pour cette raison, au nom de la tolérance, du vivre-ensemble et par extension, de la modernité, est paradoxalement plutôt rétrograde et obscurantiste car nous trouvons par exemple dans la Grèce antique un exemple de société où se sont les débats contradictoires et les controverses qui ont permis le développement des idées philosophiques et de la pensée humaine.

–          Que l’islam est une race et que les musulmans appartiennent à une même race.

Pour illustrer ce fait par une déclaration, nous avons parmi des centaines d’exemples le député François GROSDIDIER disant que« l’islamophobie doit être condamnée comme tous les racismes. »[3].

Il est relativement intéressant d’observer que dans un monde qui a voulu supprimer et nier toutes différences et toutes références aux races « naturelles », il est possible d’en fabriquer d’autre de toute pièce, suivant que cela puisse servir ou non des intérêts d’ordre politique voir géopolitique. Il existe de nos jours des musulmans sur tout les continents, appartenant à des peuples très différents comme les turques, les indiens, les berbères ou encore les finnois (pour des finlandais qui se serait converti à l’islam de manière ponctuelle).

L’idée, donc, d’une race musulmane est une escroquerie absolue puisqu’il n’existe aucune cohérence raciale entre les différentes composantes de la Oumma. Le caractère raciste du concept d’islamophobie est donc complètement inapproprié et relève davantage du sophisme que d’autre chose. En réalité, nous verrons qu’il permet de protéger toute critique envers cette religion, et ce par le plus fallacieux des moyens : le procès en racisme, qui fait perdre toute humanité à l’accusé.

Paris, la musulmane - Place de l'étoile

Paris, la musulmane: vue plongeante sur la Place de l'étoile

Après avoir été rapidement déconstruit, ces deux postulats nous amène à comprendre comment et pourquoi un concept creux et à géométrie variable comme celui d’islamophobie, à permis de nos jours à criminaliser toutes critiques de la religion islamique, dans une société censée être laïque comme celle de la République française.

Les critiques envers cette religion peuvent être de différentes natures :

–          d’ordre sociologique pour les mouvements laïques voir féministes voyant dans l’islam une idéologie totalitaire tendant à diminuer les droits des minorités (homosexuelles par exemple) ou celui des femmes plus généralement,

–          d’ordre théologique pour les autres religions qui contesteraient l’idéologie de l’islam simplement en affirmant la leur. Pour bien comprendre ce point, nous pouvons nous référer à la notion de blasphème qui motivait à l’origine la création du concept d’islamophobie.

Un blasphème peut désigner des propos à caractère hérétique, imprécateur et irrespectueux envers une religion.

Ainsi, un blasphème en islam pourrait être de ne pas considérer Muhammad comme un Prophète de Dieu et de lui refuser ce titre, ou encore de dire que le Coran n’est pas la Parole de Dieu. De fait, les religions non-musulmanes seraient en elles-mêmes blasphématoires et islamophobe envers l’islam, puisque par définition, un chrétien s’il est chrétien ne peut considérer Muhammad comme un Prophète de Dieu et prêter au Coran un quelconque caractère divin.

L’islam, religion qui historiquement est arrivée environ 1 800 ans après le judaïsme[4] et 600 ans après le christianisme[5], revendique aujourd’hui, en Occident, la primauté sur les autres religions par le biais de ce concept d’islamophobie. En effet, personne n’osera affirmer que la foi islamique est anti-chrétienne alors que celle-ci nie pourtant les trois dogmes fondamentaux du christianisme, à savoir l’Incarnation, la Rédemption et la Sainte Trinité. De même, personne n’ira accuser et terroriser les juifs sous prétexte qu’ils suivent une religion anti-chrétienne du fait de leurs refus de la messianité de Jésus Christ.

Nos sociétés désormais post-chrétienne et laïque devrait, si elles étaient guidé par la cohérence,  adopter une position de stricte égalité ou de neutralité quant au rapport entre les religions, puisque c’est notamment pour cette raison que la République française est venu détruire le pouvoir de l’Eglise catholique en France. Or, en reconnaissant le concept d’islamophobie qui sera sans doute prochainement inscrit dans une loi, la République française se  positionne clairement pour reconnaitre la primauté de l’islam sur le christianisme ou toutes autres religions.  De ce fait, pourra être qualifiée d’islamophobe toute personne exprimant que :

–          L’islam n’est pas la vérité révélé par Dieu, mais simplement un mélange d’hérésie judéo-chrétienne mêlé à du paganisme arabique,

–          Que le prophète de l’Islam était un chef politico-guerrier comme l’Histoire a pu en connaitre des centaines (Gengis Khan, Alexandre le Grand voir Napoléon),

–          Que le prophète de l’Islam eu des pratiques pédophile, du point de vue de la morale occidentalo-chrétienne, en se mariant avec Aicha quant elle eu six ans(et lui une cinquantaine d’années) et qu’il consomma ce mariage avec elle quant elle eu neuf ans.

–          La charia n’a pas vocation à régner en France, du fait de notre attachement au valeur de la République ou à l’histoire et l’essence catholique de la nation française,

–          Un musulman souhaitant se convertir au christianisme (ou à une autre religion) peut le faire librement, sans être menacé de mort,

–          ….

En effet, tout mouvement n’allant pas dans le sens doctrinal et idéologique de l’islam pourra bientôt être qualifié d’islamophobe et tomber sous le coup de la loi. Par exemple, toutes activités d’évangélisation auprès de musulman pourront également être condamnées, comme  dans les pays dont le droit est régit par la charia, puisqu’elle viserait à annoncer des vérités contraires à celles dictées par le Coran et la Suna.

Conséquences du concept d’islamophobie

Au nom de l’égalité, de la laïcité et de la lutte contre le racisme, nous avons donc créé un concept tendant à donner un statut intouchable et donc supérieur à l’islam. Cela aurait pu être atténué si la création du concept d’islamophobie avait été accompagnée de celui de christianophobie par exemple, mais cela n’aurait pas résolu le caractère inconciliable de ses deux religions. Nous aurions été ainsi confrontés à un renvoi systématique d’accusation phobique qui n’apporterait rien au débat d’idée.

Nous voyons donc que le chantage à l’islamophobie n’a d’autre visé que d’imposer l’islam, de manière consciente ou inconsciente, dans la France républicaine, post-chrétienne et laïque.

Pour conclure, voici encore une déclaration de M. Sarkozy qui illustre parfaitement à quel niveau nous nous trouvons aujourd’hui en matière de réflexion et d’analyse : « Il n’y a rien de plus semblable à un antisémite qu’un islamophobe. Tous deux ont le même visage : celui de la bêtise et de la haine. (…) Le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme ne s’expliquent pas. Ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs dans le monde. »

Ainsi, toute personne osant porter atteinte à la religion musulmane et à remettre en cause une de ses croyances n’est autre qu’une personne bête et haineuse, et celui-ci à vocation à être pourchassé partout de le monde pour ce crime. Cela est sans doute un bon présage pour l’avenir de notre planète, et reflète bien la situation dans laquelle nous nous trouvons en général pour toute sorte de sujet fondamentaux : ne réfléchissez pas trop et de manière déviante, sinon vous serez traqué par toutes les polices de l’Empire ! M. Orwell, nous y voilà !


[1] Source : AFP,  le Lundi 2 Mars 2009

[2] Le Trésor de la Langue Française informatisé

[3] Communiqué du député François GROSDIDIER le lundi 12 février 2007 sur Oumma.com

[4] Si l’on considère que le judaïsme est né avec le Prophète Moïse, qui aura reçu les 10 Commandements environ 1 200 ans av. Jésus Christ.

[5] Si l’on considère que l’islam tel qu’on le connait aujourd’hui est né avec Muhammad, dont les premières révélations divines seraient arrivées en 610 ap. Jésus Christ

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